Un nouveau manuel pour l’action climatique à New York : tirer le meilleur parti de ses points forts

Communauté B Local NYC

February 5, 2026

Que peuvent faire les entreprises pour lutter contre les changements climatiques?

C’est une grande question. Après tout, que pouvons-nous faire face à des forces mondiales colossales, tant dans le monde naturel que dans celui des affaires en général?

Il se trouve que nous pouvons faire un grand nombre de choses.

Tout commence par repenser nos suppositions et agir de manière délibérée : à dessein, et non par défaut.

Il s’agit du principal message du manuel de l’action climatique à New York [en anglais]. Lancé après des années de recherches et de discussions avec des spécialistes de premier ordre, ainsi qu’avec des parties prenantes aux échelles régionale, nationale et mondiale, le manuel a pour but d’informer, mais aussi d’inspirer. Il montre la direction que l’avenir pourrait prendre, grâce à des entreprises comme la vôtre aux commandes de leurs destins.

La force dans l’union et le changement grâce à l’harmonisation

Le monde des affaires contribue en grande partie aux émissions de gaz à effet de serre mondiales chaque année. Selon les estimations, les entreprises commerciales sont exclusivement responsables de 70 % [en anglais] à 80 % [en anglais] des émissions totales générées autour du monde.

Maintenant, il est vrai qu’une portion considérable de celles-ci peut être attribuée à quelques entreprises seulement [en anglais]. La plupart de ces émissions proviennent du secteur de l’énergie et de la fabrication à grande échelle de matériaux comme le béton.

Cependant, les entreprises sont des consommatrices importantes de ces produits. Et, en y réfléchissant, il s’agit des entreprises qui vendent le reste des biens au grand public.

Donc, bien que nous ne soyons que peu responsables sur le plan individuel (à moins que vous ne déteniez une multinationale géante), tout est relié. Nos décisions font partie intégrante de ce réseau commercial qui est parvenu à rejeter dans l’atmosphère plus de 53 milliards de tonnes de dioxyde de carbone en 2024 seulement [en anglais].

Et, même s’il est également vrai qu’une décision ne peut pas changer le monde du jour au lendemain, les grands mouvements naissent lorsque tout le monde se dirige dans la même direction.

Réfléchissez au matériau naturel le plus résistant connu à ce jour. Il est composé de fils de fibres minuscules [en anglais]. Des fibres parallèles infusées de fer constituent la partie la plus solide de sa structure. Parce qu’elles sont alignées dans le même sens, elles sont extrêmement robustes et capables de creuser des sillons dans de la roche dure. Étant donné qu’elles sont constituées de petits composants, les frictions n’amenuisent pas leurs forces. En fait, elles les rendent même plus aiguisées.

Nous pouvons exercer la même puissance en tant qu’entreprises engagées.

Le mouvement B Corp illustre ce à quoi l’exercice de cette puissance ressemble avec une métaphore pertinente, des ondulations fusionnant en vagues, pour sa prochaine Retraite des champion.ne.s [en anglais]. 

Les domaines d’impact du B Lab ont cet étrange pouvoir d’amener tout le monde à se concentrer lorsque nous sommes réuni.e.s dans la même pièce. Les excuses à propos de ce qui nous empêche d’effectuer des changements, ou de ce que nous avons à y perdre, disparaissent complètement. Au lieu de cela, nous entendons plutôt ce type de déclarations : « voici ce que nous faisons pour aider » ou « voici ce que nous souhaitons bientôt mettre en place pour avancer plus loin dans notre parcours.”

Les entreprises qui cherchent à réduire leur impact climatique, ici, à New York, peuvent adopter cette attitude gagnante et solidaire (« tout est possible », « uni.e.s dans la poursuite du même objectif »).

Ce guide du B Lab États-Unis et Canada [en anglais] fournit des exemples et des ressources de B Corp et de partenaires en vue d’aider les entreprises à se conformer aux normes du nouveau domaine d’impact de l’action climatique.

Obtenir le guide [en anglais]

Une approche recentrée et guidée par la confiance de l’action climatique proactive à New York

Se diriger vers un cap qui paraît loin peut sembler insurmontable, mais c’est parce que nous ne savons pas dans quelle direction faire le premier pas.

Le manuel de l’action climatique à New York [en anglais] montre ce à quoi peut ressembler cette première étape. Il contient de nombreuses mesures tactiques, petites et grandes, qui vous aideront à contribuer aux causes de l’action climatique, de la décarbonation et de la justice climatique restaurative.

Notons un point crucial : ces catégories d’actions sont ventilées de manière à représenter les huit principales façons dont les entreprises renforcent la confiance [en anglais] envers leur marque. Les entreprises se distinguent dans des projets différents, en particulier lorsqu’il s’agit de justifier leur mise en œuvre dans le cadre de leur mission. En analysant dans quel domaine la vôtre fait avancer les choses, au regard de la confiance que vous créez, vous pouvez canaliser cette même énergie dans votre participation aux solutions climatiques.

Par exemple, les entreprises qui excellent en matière d’investissement et d’amélioration des espaces locaux peuvent mettre en place des infrastructures adaptées à l’environnement en installant des toits verts et des systèmes de pavés perméables.

De cette manière, chaque pilier archétypal de la confiance dans la marque est corrélé à des priorités du mouvement climatique :

Il est important de noter que les recommandations n’ont pas pour but d’être excessivement prescriptives, mais plutôt d’inspirer une direction. Chaque membre du mouvement a l’occasion d’exprimer ses capacités et de se concentrer sur les intérêts propres à sa communauté.

En revenant au matériau naturel le plus résistant (la matière des dents d’un type de mollusque), des analyses réalisées au microscope électronique ont révélé que plusieurs types de structures de fibres donnent au matériau sa puissance et sa résilience exceptionnelles [en anglais]. Il est composé de fibres « goethites » infusées de fer qui sont alignées, mais aussi d’une matrice de fibres légèrement plus souples qui forment une structure de soutien. Cette structure peut fléchir sous l’effet de contraintes, empêchant ainsi les fibres les plus rigides de devenir cassantes.

Le but de tout cela est de montrer que chaque compétence et chaque type de structure peuvent jouer un rôle dans la création d’un mouvement fort. Pour que le mouvement puisse résister aux contraintes, il doit être capable de réagir de manière dynamique lorsque des obstacles se dressent sur son chemin. Parallèlement, les parties les plus robustes du mouvement doivent être soutenues pour leur permettre de continuer de se concentrer sur ce qu’elles font de mieux.

Exemple 1 : restaurer les systèmes naturels pour améliorer la durabilité et la résilience climatique

Les B Corp qui mettent en priorité la réduction de leur impact négatif sur l’environnement peuvent élargir leurs efforts afin d’en faire bénéficier leur communauté.

Par exemple, Davines North America met déjà en œuvre des pratiques écoresponsables dans ses processus de fabrication et de distribution [en anglais]. Toutefois, la B Corp alloue aussi des ressources pour étendre cet impact positif aux autres. « La durabilité est ancrée dans notre personnel et elle est activée grâce à un engagement significatif », a déclaré le directeur général, Alejandro Lopez.

Pour mettre de l’intention dans ses pratiques, en tant qu’équipe, mais aussi comme membre de la communauté, Davines North America prend part à la journée annuelle d’activation du groupe mondial [en anglais].

« La journée d’activation est un engagement mondial important qui rassemblent nos équipes en vue de soutenir les communautés et les écosystèmes qui nous entourent », a expliqué Lopez. « En 2025, notre entreprise s’est associée à l’organisme Billion Oyster Project (projet d’un milliard d’huîtres) pour proposer des occasions de bénévolat sur le terrain qui contribuent directement à la restauration du littoral dans la baie de New York, tout en consolidant le sens commun de la mission au sein de l’organisation. »

« Cette approche s’étend également à notre lieu de travail », a poursuivi Lopez, « notamment avec nos efforts continus pour intégrer des plantes indigènes de New York et des nichoirs à pollinisateurs sur la terrasse de notre bureau afin de soutenir la biodiversité locale. »

Il affirme que le but est de diffuser les pratiques écoresponsables en dehors des installations industrielles et dans le monde visible, y compris au siège social de la B Corp. « Prises ensembles, ces initiatives reflètent notre mission consistant à “faire de notre mieux pour le monde, en créant une vie meilleure pour tout le monde, grâce à l’esthétique, à l’éthique et à la durabilité”. »

Exemple 2 : consolider la communauté pour renforcer l’autodétermination

L’entreprise Faherty Brand a déclaré : « L’obtention de la certification B Corp reflète notre dévouement à la communauté, à la culture et à la responsabilité. Notre travail continu avec les artistes autochtones est au cœur de cet engagement. Les artistes ne sont pas des collaboratrices et des collaborateurs de convenance, mais des chef.fe.s de fil créatives et créatifs dont les voix, les histoires et l’art façonnent nos collections et nous aident à aller au-delà de l’appropriation dans la mode. »

En mettant de l’avant le talent artistique, la vision, le savoir-faire et les perspectives ancrées dans l’héritage de ces créatrices et créateurs, la B Corp peut donner les moyens à leurs communautés d’être plus visibles et économiquement indépendantes tandis qu’elles cherchent leurs propres solutions pour bâtir leur résilience climatique. « Ces relations sont basées sur le respect mutuel, le retour des ressources aux communautés autochtones et l’offre d’occasions permettant de créer une véritable autonomisation économique qui honore la tradition et assure la pérennité des générations futures », a souligné la directrice de la durabilité et de l’impact de Faherty Brand, Lisa Diegel.

Concevoir une ville plus forte et plus résiliente : préparer New York aux changements climatiques à venir

Les New Yorkaises et les New Yorkais font partie des personnes les plus tenaces que je connaisse (bien que, récemment, les résident.e.s du Minnesota leur font vraiment concurrence). Nous savons quand nous devons monter la garde et prendre des nouvelles de notre communauté. Nous comprenons ce que cela signifie de tout mettre en jeu pour défendre les personnes que nous aimons et la ville qui, dans ses meilleurs jours, nous rend notre amour de façon décuplée.

Si nous unissons nos réflexions, chacun.e d’entre nous peut contribuer à faire de notre ville un moteur du mouvement en faveur de l’action climatique.

Tout commence ici, dans nos rues, dans nos bâtiments, sur nos trottoirs et dans nos cours. Cela commence par les personnes que nous embauchons, la sagesse que nous partageons et les investissements que nous choisissons de faire.

Souvent, tout ce dont on a besoin pour aller dans la bonne direction, ce sont des connaissances, une vision et de la motivation. C’est la raison pour laquelle nous avons pris le temps de discuter du manuel (et de toutes les mesures que les entreprises de New York peuvent mettre en œuvre pour lutter contre les changement climatiques) avec le scientifique à la NASA, Christian Braneon, Ph. D. [en anglais]. Il est également membre du groupe de spécialistes sur les changements climatiques de New York, le NPCC (New York City Panel on Climate Change), et professeur adjoint auxiliaire en climatologie à l’école du climat de l’université de Columbia.

Dans un entretien diffusé en direct gratuitement [en anglais], organisé par la communauté B Local NYC et le centre d’affaires Thomas Yoseloff de la bibliothèque publique de New York, nous cartographions l’écosystème climatique de la ville et la direction qu’il peut prendre à partir de là. Cette conversation révèle aussi les nombreuses façons dont les dirigeant.e.s peuvent s’impliquer, contribuer et collaborer.

Regardez autour de vous et examinez comment nous pouvons nous engager les un.e.s envers les autres afin de choisir de manière délibérée les changements que nous entreprenons pour créer un meilleur avenir. Parce que nous avons besoin de personnes comme vous à nos côtés quand nous mettrons en route cette initiative lors de sa prochaine phase.

On ne peut pas changer les choses du jour au lendemain. Mais nous pouvons y contribuer tous les jours, en faisant des choix délibérés, en connaissant nos points forts et en effectuant de petits pas en direction d’objectifs ambitieux.

Passons maintenant à l’action!

Consultez le manuel de l’action climatique à New York [en anglais] (même si vous ne résidez pas dans la ville) pour trouver des idées sur la manière dont votre entreprise peut contribuer positivement à l’action climatique, en fonction de vos points forts uniques et de vos principales valeurs.

B The Change recueille et partage les voix du mouvement des personnes qui utilisent les affaires pour le bien et de la communauté des entreprises certifiées B. Les avis exprimés ne reflètent pas nécessairement les opinions du B Lab, l’organisme sans but lucratif qui chapeaute la certification B Corp.

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