Redéfinir le leadership environnemental : Wawa Gatheru apporte la justice climatique sur la scène de la Retraite des champion.ne.s 2026

March 5, 2026

À partir du 21 avril, les participant.e.s à la Retraite des champion.ne.s 2026 [en anglais] ressentiront une énergie palpable sous le dôme emblématique du jardin d’hiver Mitchell Park à Milwaukee. En effet, c’est là que se rassembleront des dirigeant.e.s engagé.e.s, des artisan.e.s de la lutte contre les changements climatiques et des voix émergeantes militant pour la justice dans le travail environnemental quotidien, et pas seulement dans les politiques, provenant des quatre coins des États-Unis et du Canada. La militante écologiste kényane-américaine et fondatrice de Black Girl Environmentalist [en anglais] (BGE), Wawa Gatheru, [en anglais] sera au cœur de cette énergie, illustrant l’importance de ce moment et de ce rassemblement.

Le parcours de Wawa en matière de leadership environnemental a commencé bien avant la création de BGE. Fille d’une famille d’immigrant.e.s kényan.e.s, elle a grandi dans une communauté rurale du Connecticut. Elle a appris ses premières leçons à propos de la terre et des soins pour la préserver dans les jardins qu’elle entretenait avec sa mère et sa grand-mère. Toutefois, ce n’est que lorsqu’elle a participé à une classe sur la science de l’environnement à 15 ans qu’elle a compris que la justice climatique est de l’écologisme. Aujourd’hui, elle est reconnue comme boursière de la fondation Rhodes, personnalité nommée dans la liste 30 Under 30 (30 personnalités de moins de 30 ans) de Forbes et voix phare dans l’appel à un mouvement inclusif et équitable.

De conteuse environnementale à créatrice de mouvement

Pour Wawa, l’écologisme n’est pas un concept abstrait ni une liste de vérification d’actions respectueuses de l’environnement. Il s’agit du vécu, façonné par la justice, la communauté, l’identité et l’accès. Son organisme, Black Girl Environmentalist, s’attaque à ce qu’elle appelle le « problème de parcours et de rétention », c’est-à-dire le fait que les filles et les femmes noires, ainsi que les personnes qui repoussent les frontières du genre, sont souvent les plus touchées par les impacts de l’injustice environnementale, mais les moins représentées dans le leadership climatique. BGE favorise l’autonomisation de la communauté, le développement d’un personnel vert et les changements de discours afin de garantir que le mouvement climatique ressemble à tout le monde.

« En ce moment, nous sommes appelé.e.s à tirer les leçons des mouvements du passé et à reconnaître que les changements durables reposent toujours sur la collaboration », a déclaré Wawa. « Lorsque nous collaborons entre mouvements et secteurs, notre pouvoir collectif s’accroît, nous permettant de mettre à profit les leçons durement apprises et de créer les changements soutenus et transformateurs que nos communautés et notre planète méritent. »

À la Retraite des champion.ne.s, l’événement phare du B Lab États-Unis et Canada et du mouvement B Corp qui réunit des fondatrices et des fondateurs, des innovatrices et des innovateurs, et des entreprises engagées, Wawa entrevoit le potentiel d’un changement puissant, stimulé par l’intersection des entreprises guidées par les valeurs et du militantisme ancré dans la justice. 

Obtenez le guide pour mettre en pratique le domaine d’impact de l’action climatique

Ce guide du B Lab États-Unis et Canada [en anglais] offre des exemples et des ressources de B Corp et de partenaires pour aider les entreprises à répondre aux exigences du nouveau domaine d’impact de l’action climatique.

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Relier les mouvements : l’écologisme, les B Corp et la responsabilité partagée

Wawa croit que les solutions climatiques ne peuvent pas se concrétiser seules, de façon cloisonnée. La justice environnementale est profondément ancrée dans les systèmes économiques. Et si les entreprises peuvent s’engager en faveur de la responsabilité climatique en parallèle de l’équité et de la lutte contre le racisme, les résultats peuvent être percutants.

« Les entreprises ont un rôle à jouer au-delà de la conformité. Elles ont un rôle à jouer dans la culture », a affirmé Wawa. « Lorsque les entreprises mettent en priorité les personnes et la planète, elles contribuent à façonner ce qui est possible dans le monde qui les entoure. »

Ce sentiment est parfaitement en phase avec les voix qui se joindront à elle à la retraite. Parmi celles-ci, citons notamment Leah Thomas [en anglais] (également appelée la Green Girl Leah, soit Leah, la fille verte), une autrice et défenseuse de la justice environnementale renommée. Son travail porte sur l’écologisme intersectionnel, un cadre conçu expressément pour lier l’action climatique à la justice sociale et raciale. Sa présence met de l’avant ce à quoi le mouvement peut ressembler lorsque le militantisme et les stratégies commerciales exploitables suivent des voies collaboratives et non séparées.

Dans le même ordre d’idée, des agences de voyage, comme Intrepid Travel [en anglais], connue pour ses aventures écoresponsables et éthiques, soulignent une autre couche de responsabilité partagée. Ces entreprises ouvrent la voie, montrant comment les secteurs liés à l’exploration, la culture et le voyage peuvent favoriser la gérance plutôt que l’extraction.

Les entreprises qui se soucient de leur empreinte carbone, qui collaborent avec les communautés locales et qui s’engagent de façon significative dans la mise en œuvre de solutions climatiques renforcent ce qu’un grand nombre de leaders de la lutte contre les changements climatiques affirment depuis longtemps : la véritable durabilité prend en compte les personnes et la planète.

Espoir, action et prochaines étapes

Le message de Wawa à la Retraite des champion.ne.s sera rempli d’espoir, sans toutefois minimiser l’urgence. La crise climatique intensifie les inégalités tous les jours. Cette pression rend le leadership inclusif non négociable.

À une époque où les discours sur les changements climatiques tendent souvent vers le « catastrophisme », Wawa et BGE optent pour l’optimisme ancré dans la communauté et l’action, imprégné de la croyance que l’écologisme s’épanouit lorsque tout le monde a une place à la table des négociations.

Alors que les militant.e.s., les entreprises, les dirigeant.e.s, les fondatrices et les fondateurs vont converger vers Milwaukee cette année à l’occasion du rassemblement des B Corp, la venue de Wawa constitue un puissant rappel que le leadership climatique doit refléter la diversité des communautés qu’il sert. Et, au cœur de cette diversité repose l’innovation, la résilience et l’engagement requis pour préserver notre planète, mais aussi notre avenir collectif.

Du 21 au 23 avril, rejoignez Wawa Gatheru et une communauté de dirigeant.e.s engagé.e.s qui façonnent l’avenir des entreprises et du climat à Milwaukee, pour la Retraite des champion.ne.s 2026 [en anglais].  Si vous avez déjà votre billet, nous avons préparé un guide pratique pour vous aider à planifier votre programme [en anglais] et à gérer les aspects logistiques, comme réserver une chambre. Nous avons hâte de retrouver tout le monde et d’apprendre de personnes comme Wawa à rester ancré.e.s, concentré.e.s sur la réalisation de changements et prêt.e.s à amplifier notre impact.

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