Un discours plus profond est ce qui définira les marques engagées en 2025
August 12, 2025
Dans une ère surchargée par l’information et marquée par une courte durée d’attention, de nombreuses personnes sont convaincues que l’époque du contenu narratif long format est arrivée à sa fin. Même si les visuels attrayants et les messages essentiels brefs sont devenus le principal moyen de susciter l’intérêt du public, ils ne constituent pas une manière efficace d’encourager de vrais changements comportementaux. Au B Lab États-Unis et Canada, nous avons appris que, pour faire véritablement évoluer les discours sur les entreprises en tant que forces au service du bien, les histoires doivent être authentiques, multidimensionnelles et accessibles.

Lauren Everett, responsable du contenu et de la narration numérique au B Lab États-Unis et Canada
Au cours des trois dernières années, nous nous sommes délibérément tourné.e.s vers une narration au « long format » et à grande échelle. Des balados aux documentaires en passant par les séries numériques en plusieurs parties, cette évolution n’est pas seulement une expérimentation créative : elle a pour but d’évoquer la justice, l’impact et la visibilité. Nous avons appris qu’inviter
le public à réfléchir avec nous a un impact
plus important que de créer des
« moments propices à l’apprentissage ».
Voici trois raisons pour lesquelles cette approche est devenue essentielle pour amplifier le mouvement B Corp, illustrées avec certains des merveilleux projets auxquels je suis reconnaissante de participer.
1. La nuance nécessite bien plus qu’une phrase-choc
Le travail que les B Corp accomplissent est complexe. Qu’il s’agisse de la décarbonation des chaînes d’approvisionnement, de la redéfinition de la gouvernance ou de l’intégration de l’équité raciale dans les principales activités des entreprises, ce ne sont pas des initiatives qui peuvent être pleinement comprises avec une infographie ou une vidéo de 15 secondes sur TikTok.
La narration à grande échelle, comme dans notre documentaire récompensé par un prix Telly, « Restoration in Action » (La restauration en action) [en anglais], crée de l’espace pour la nuance. Elle nous donne la possibilité d’explorer d’une manière plus approfondie les quatre piliers de l’impact de notre programme axé sur l’équité raciale au travers des points de vue de dirigeant.e.s communautaires et de B Corp, permettant de replacer le travail réalisé dans son contexte avec des expériences concrètes. Lorsque les histoires se développent dans le temps, grâce à des formats plus longs, elles invitent les auditoires à l’empathie et à une compréhension holistique.
2. Les voix de la communauté méritent d’occuper le devant de la scène
La narration traditionnelle des entreprises donne souvent une place centrale à la voix ou à la marque des fondatrices et des fondateurs. Cependant, les histoires les plus transformatrices dans le domaine de l’impact sont racontées directement par la communauté. Les collaboratrices, les collaborateurs, les personnes marginalisées et les gens du quotidien sont les détentrices et les détenteurs des voix dont nous avons le plus besoin pour réaliser des changements progressifs.
Dans notre série de vidéos « Listen & Level Up » (Écouter et progresser) [en anglais], lauréate d’un prix Telly, nous avons collaboré avec des entrepreneures du programme Level [en anglais] pour explorer le bien-être, l’importance de la représentation et la valeur de l’expérience. En créant du contenu avec des personnes qui ont été historiquement exclues des discours de direction, nous ne racontons pas seulement de meilleures histoires, nous diffusons des récits authentiques.
S’appuyant sur le même principe, mon prochain projet est un documentaire réalisé en collaboration avec des femmes autochtones qui met de l’avant quatre diplômées du programme Level dirigeant désormais des entreprises certifiées B. Leurs histoires reflètent la puissance de l’intersection entre connaissances culturelles et entrepreneuriat, qui a le potentiel d’inspirer les prochaines générations si elle reçoit la reconnaissance appropriée.
3. Le public aspire à des conversations authentiques
Les gens sont de plus en plus sceptiques à l’égard des messages d’entreprise trop lisses, d’autant plus que notre nouveau monde est rempli d’influenceuses et d’influenceurs, ainsi que de créatrices et de créateurs de contenu CGU (contenu généré par les utilisatrices et les utilisateurs). Alors que les plateformes des médias sociaux deviennent sursaturées de contenu au positionnement optimisé, leurs audiences sont en quête de vulnérabilité, de dialogue et d’action.
Les balados, comme ceux de la série que nous avons récemment lancée, intitulée « Get Down to Business » (Passer aux choses sérieuses) [en anglais], sont l’un des supports les plus efficaces pour sortir de la masse. Au cours de la première saison, nous nous sommes penché.e.s sur ce que la certification B Corp signifie vraiment, en écoutant directement les voix de dirigeant.e.s d’entreprise basé.e.s à Philadelphie et de membres de l’équipe du B Lab.
Conclusion : la profondeur du discours instaure la confiance
Si nous souhaitons changer la vision du rôle des entreprises dans la société, cela ne suffit pas de publier constamment du contenu sur les réseaux sociaux. Nous devons créer des liens. Les histoires à grande échelle nous permettent de trouver un écho auprès du public en allant à sa rencontre et de transformer efficacement les communications en actions.
En accordant la priorité aux plateformes et aux formats qui honorent la profondeur du travail stimulé par l’impact, nous accélérons les avancées du mouvement B Corp au service des personnes et de la planète, une histoire à la fois.
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